ETF défense 2026 : comparatif, ISIN, frais et PEA

Rédigé par Léo Padonado

juin 30, 2026

Publié le 30 juin 2026 · Mis à jour le 30 juin 2026 · par Léo Padonado

En bref : deux familles d’ETF défense coexistent. Les trackers mondiaux (VanEck Defense, IE000YYE6WK5, 0,55 % ; HANetf Future of Defence, IE000OJ5TQP4, 0,49 % ; iShares Global Aerospace & Defence, IE000U9ODG19, 0,35 %) sont dominés par les États-Unis (RTX, Lockheed, Palantir). Les trackers Europe surpondèrent Rheinmetall, Thales et BAE Systems (WisdomTree Europe Defence, IE0002Y8CX98, 0,40 % ; Amundi Stoxx Europe Defense, LU3038520774, 0,35 % ; BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense, LU3047998896, 0,35 %). Aucun n’est confirmé éligible au PEA par son émetteur : leurs indices « Europe » incluent le Royaume-Uni et la Suisse, hors UE. L’achat se fait donc en compte-titres, sauf mention PEA explicite vérifiée chez votre courtier. Tous sont capitalisants et très volatils après le rallye de 2024-2025.

Le secteur de la défense est devenu le thème boursier le plus chaud d’Europe depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Rheinmetall a été multiplié par plus de dix, Thales et Leonardo ont doublé, et les émetteurs d’ETF ont lancé une dizaine de fonds défense en moins de deux ans. Reste à savoir ce que contiennent vraiment ces trackers, lequel viser selon l’enveloppe (PEA ou compte-titres), et si entrer maintenant a encore du sens après une telle hausse.

Pourquoi un ETF défense explose en 2026

Le moteur est budgétaire, pas spéculatif. Les pays de l’OTAN se sont engagés à porter leurs dépenses militaires bien au-delà des 2 % du PIB longtemps servis de plancher, avec une cible désormais discutée autour de 3 % et plus pour le volet défense pur. L’Allemagne a débloqué un fonds spécial de 100 milliards d’euros dès 2022 puis levé son frein à l’endettement pour la défense ; la Pologne dépasse 4 % du PIB ; l’Union européenne a lancé des plans de réarmement chiffrés en centaines de milliards.

Pour les industriels, cela se traduit par des carnets de commandes pluriannuels. Rheinmetall, Thales, Leonardo, BAE Systems ou Saab vendent des munitions, des blindés, des radars et des systèmes de défense aérienne dont la demande est pour une fois adossée à des budgets publics garantis sur plusieurs années. C’est ce flux de commandes, et non une mode, qui a porté les cours et justifié la création des ETF défense.

Que contient un ETF défense ?

Un ETF défense est un fonds indiciel coté qui réplique un panier d’actions du secteur, sans gérant qui choisit les titres. Si la mécanique des trackers reste floue, notre guide qu’est-ce qu’un ETF en reprend les bases. Ce qui change d’un fonds à l’autre, c’est la définition retenue du mot « défense ».

Défense « pure » ou aérospatiale ?

C’est la distinction qui détermine tout le reste. Un fonds de défense pure (VanEck, Amundi, BNP, WisdomTree) surpondère les fabricants d’armement et de systèmes militaires. Un fonds aérospatiale & défense (iShares Global Aerospace & Defence) mêle l’armement à l’aviation civile : Boeing, GE Aerospace, Airbus et Safran y pèsent lourd, alors qu’une partie de leur chiffre d’affaires vient de l’aviation commerciale. Plus la part « aérospatiale » est forte, plus le fonds dépend aussi du cycle du transport aérien.

Une troisième catégorie élargit encore la définition. Le HANetf Future of Defence range la cybersécurité dans la défense : ses trois premières lignes sont CrowdStrike, Palo Alto Networks et Cisco, pas un fabricant de char. C’est un pari sur la défense au sens large, pas sur l’armement classique.

Les valeurs qu’on retrouve dedans

Selon l’angle, trois familles d’entreprises composent ces fonds :

  • Les armuriers européens : Rheinmetall (Allemagne), Thales et Safran (France), Leonardo (Italie), BAE Systems et Rolls-Royce (Royaume-Uni), Saab (Suède), Kongsberg (Norvège), Dassault Aviation (France).
  • Les grands de la défense américaine : RTX (ex-Raytheon), Lockheed Martin, General Dynamics, Leidos, Curtiss-Wright, et l’éditeur logiciel Palantir.
  • Les acteurs élargis : Airbus et GE Aerospace côté aérospatiale, CrowdStrike, Palo Alto et Fortinet côté cyberdéfense, Hanwha Aerospace en Corée.

Comparatif des ETF défense 2026

Sept ETF UCITS concentrent l’essentiel des encours européens. Tous sont capitalisants et répliquent physiquement leur indice. La colonne PEA marque « Non » partout : aucun de ces fonds n’est confirmé éligible par son émetteur, leurs indices dépassant le seuil de 75 % d’actions de l’Espace économique européen (détail dans la section PEA plus bas). Frais et données sont arrêtés à fin juin 2026 ; vérifiez le Document d’Informations Clés (DIC) avant d’investir.

ETF ISIN TER Zone PEA Capi/Distrib
Xtrackers Europe Defence Technologies LU3061478973 0,15 % Europe Non Capitalisant
Amundi Stoxx Europe Defense LU3038520774 0,35 % Europe Non Capitalisant
iShares Global Aerospace & Defence IE000U9ODG19 0,35 % Monde (59 % USA) Non Capitalisant
BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense LU3047998896 0,35 % Europe Non Capitalisant
WisdomTree Europe Defence IE0002Y8CX98 0,40 % Europe Non Capitalisant
HANetf Future of Defence IE000OJ5TQP4 0,49 % Monde (59 % USA) Non Capitalisant
VanEck Defense IE000YYE6WK5 0,55 % Monde (46 % USA) Non Capitalisant

Le choix se ramène à la zone et au coût, l’enveloppe étant le compte-titres dans tous les cas. Le Xtrackers est le moins cher de la catégorie (0,15 %) sur la défense européenne, le WisdomTree le plus gros fonds européen, le VanEck domine la défense mondiale par sa taille et son équilibre Europe-États-Unis, le HANetf ajoute la cyberdéfense, l’iShares vise l’aérospatiale mondiale.

Amundi Stoxx Europe Defense (LU3038520774)

Lancé le 12 mai 2025 et coté à Paris sous le ticker DEFS. Il suit l’indice STOXX Europe Total Market Defense Capped et concentre les industriels européens : Airbus (11,2 %), Rolls-Royce (11,0 %), Safran (10,7 %), BAE Systems (9,7 %), Thales (9,4 %), Leonardo, Rheinmetall et Saab. Son TER de 0,35 % et son encours d’environ 550 M€ en font un choix de référence pour la défense européenne. Attention : avec Rolls-Royce et BAE Systems (Royaume-Uni) dans son trio de tête, ce fonds ne figure pas dans la liste des ETF Amundi éligibles au PEA.

Capitalisant · EUR · PEA : Non · Europe

BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense (LU3047998896)

Lancé le 19 mai 2025, coté à Paris sous le ticker GUARD. Il réplique l’indice Bloomberg Europe Defense Select avec un portefeuille proche de l’Amundi : Airbus (11,9 %), Safran (11,7 %), Rolls-Royce (10,9 %), Rheinmetall (10,2 %), Leonardo et Thales. Encours d’environ 520 M€. L’alternative directe à l’Amundi sur un indice voisin ; comme lui, il n’est pas confirmé éligible au PEA par l’émetteur, sa pondération britannique l’écartant du seuil des 75 % d’actions UE.

Capitalisant · EUR · PEA : Non · Europe

WisdomTree Europe Defence (IE0002Y8CX98)

Lancé le 4 mars 2025, c’est le poids lourd de la défense européenne avec plus de 4 milliards d’euros d’encours. Il surpondère Thales (12,7 %), BAE Systems (11,8 %) et Rheinmetall (11,2 %), suivis d’Airbus, Rolls-Royce et Safran. Son TER de 0,40 % est compétitif, mais la présence forte de valeurs britanniques (BAE, Rolls-Royce, soit près d’un quart du fonds) le rend inéligible au PEA : le Royaume-Uni a quitté l’Espace économique européen.

Capitalisant · EUR · PEA : Non · Europe

VanEck Defense (IE000YYE6WK5)

Le plus gros ETF défense d’Europe, environ 6 milliards d’euros, et le mieux réparti géographiquement. Il suit l’indice MarketVector Global Defense, avec Palantir (8,9 %), RTX (7,5 %), Thales (6,9 %), Leonardo (6,6 %), Elbit Systems, Hanwha Aerospace et Saab. Sa répartition est de 47 % aux États-Unis, 11 % en Corée du Sud, le reste en Europe et en Israël. Son TER de 0,55 % est le plus élevé de la sélection, contrepartie de son statut de référence mondiale du thème.

Capitalisant · USD · PEA : Non · Monde

HANetf Future of Defence (IE000OJ5TQP4)

Le pionnier du segment, lancé en juillet 2023, environ 2,7 milliards d’euros. Il suit l’indice EQM Future of Defence et adopte la définition la plus large : ses premières lignes sont des sociétés de cybersécurité (CrowdStrike 6,5 %, Palo Alto 6,4 %, Cisco 5,4 %, Fortinet) avant les industriels classiques (Safran, BAE, General Dynamics, Rheinmetall). Près de 60 % du fonds est aux États-Unis. Un pari sur la défense au sens étendu plutôt que sur l’armement seul.

Capitalisant · USD · PEA : Non · Monde

iShares Global Aerospace & Defence (IE000U9ODG19)

Le tracker d’aérospatiale et défense mondiale de BlackRock, lancé en février 2024, environ 1,5 milliard d’euros. Il réplique l’indice S&P Developed BMI Select Aerospace & Defense 35/20 Capped : Boeing (8,3 %), GE Aerospace (7,7 %), Rolls-Royce (6,9 %), RTX, Lockheed Martin, Airbus et Safran. Avec son TER de 0,35 %, c’est l’option la moins chère pour une exposition mondiale, mais sa forte composante aviation civile (Boeing, GE, Airbus) le rend plus sensible au transport aérien que les fonds de défense pure.

Capitalisant · USD · PEA : Non · Monde

Xtrackers Europe Defence Technologies (LU3061478973)

Le plus récent (12 août 2025) et de loin le moins cher avec un TER de 0,15 %. Il suit un indice STOXX axé défense, espace et cybersécurité, dominé par Airbus, Rolls-Royce, Safran, BAE et Rheinmetall. Son encours reste petit (environ 40 M€). Comme les autres trackers Europe, sa pondération britannique (Rolls-Royce, BAE, Melrose) l’écarte du PEA : il n’est pas confirmé éligible par l’émetteur.

Capitalisant · EUR · PEA : Non · Europe

Un ETF défense est-il éligible au PEA ?

C’est la question la plus posée, et la réponse demande de la prudence. Le PEA n’accepte que les actions de l’Union européenne et les fonds investis à au moins 75 % en actions de l’UE. Or les indices « Europe » des ETF défense ne se limitent pas à l’UE : ils incluent largement le Royaume-Uni (BAE Systems, Rolls-Royce, Babcock) et parfois la Suisse, deux pays hors UE. Ces poids font souvent passer la part d’actions UE sous le seuil des 75 %.

À fin juin 2026, aucun des sept ETF de ce comparatif n’est confirmé éligible au PEA par son émetteur. L’Amundi Stoxx Europe Defense (DEFS) ne figure pas dans la liste officielle des ETF Amundi éligibles au PEA, malgré son nom « Europe ». Des comparateurs tiers présentent le DEFS et le BNP GUARD comme éligibles, mais cette éligibilité n’est pas reprise sur les fiches produits des émetteurs : tant qu’elle n’y figure pas, on ne peut pas l’affirmer.

La règle pratique : un ETF « Europe » n’est pas automatiquement logeable en PEA. Le critère n’est pas géographique au sens large mais juridique (actions de l’Union européenne), et le Royaume-Uni en est sorti depuis le Brexit. Avant tout achat en PEA, vérifiez la mention « éligible PEA » sur le Document d’Informations Clés du fonds ou directement auprès de votre courtier, qui applique le filtre côté plateforme. À défaut, l’enveloppe est le compte-titres, qui donne accès à l’ensemble de ces ETF sans restriction.

Pour viser le thème défense dans un PEA, mieux vaut regarder du côté des fonds explicitement étiquetés éligibles, comme certains ETF « autonomie stratégique européenne » qui financent l’industrie de défense du continent tout en respectant la règle des 75 % d’actions UE. Notre guide ETF en PEA détaille ces règles d’éligibilité, et la page comment investir dans un ETF reprend la marche à suivre pour passer un premier ordre.

Europe ou États-Unis : quelle exposition choisir ?

Le clivage géographique recoupe deux paris différents. Les fonds Europe (Amundi, BNP, WisdomTree, Xtrackers) misent sur le réarmement du continent : Rheinmetall, Thales, Saab, Leonardo profitent directement des budgets nationaux et des programmes communs de l’UE. C’est l’angle le plus pur sur le thème « budgets de défense en hausse », même si ces fonds restent en compte-titres faute d’éligibilité PEA confirmée.

Les fonds mondiaux (VanEck, HANetf, iShares) ajoutent les géants américains, dont les marges et les carnets de commandes dépendent du budget du Pentagone, premier budget militaire de la planète. Cette diversification réduit la dépendance à un seul bloc, mais ajoute un risque de change dollar et une sensibilité à la politique budgétaire américaine. Le VanEck, à 47 % États-Unis et le reste en Europe, Corée et Israël, est le plus équilibré des trois.

Le débat ESG : un ETF dans l’armement controversé ?

Investir dans l’armement pose une question éthique frontale, et le cadre réglementaire complique la donne. La plupart des fonds dits « durables » (article 8 ou 9 SFDR) excluent les armes controversées (mines antipersonnel, bombes à sous-munitions, armes biologiques et chimiques) au titre de conventions internationales. Les ETF défense gèrent ce point de deux façons.

D’abord, leurs indices appliquent généralement un filtre d’exclusion des armes interdites par les traités, tout en conservant l’armement conventionnel. Ensuite, ces fonds sont rarement classés « durables » : ils relèvent le plus souvent de l’article 6 SFDR, c’est-à-dire sans objectif ESG affiché. Concrètement, un investisseur soucieux d’exclusion stricte de tout armement n’a pas sa place ici ; un investisseur qui distingue défense souveraine et armes controversées peut s’y retrouver, à condition de lire la politique d’exclusion de l’indice.

Volatilité et risques : un thème tendu après le rallye

Après deux ans de hausse quasi ininterrompue, les valorisations du secteur sont tendues. Rheinmetall, Leonardo ou Thales se paient des multiples de bénéfices très supérieurs à leur moyenne historique, ce qui laisse peu de marge à la déception. Un ETF défense reste un pari sectoriel concentré, à réserver à une petite part de portefeuille.

  • Dépendance aux budgets publics : le chiffre d’affaires de ces sociétés repose sur les commandes des États. Un changement de majorité, un cessez-le-feu durable ou une consolidation budgétaire peuvent inverser la tendance.
  • Valorisations élevées : le rallye 2024-2025 a déjà intégré beaucoup de bonnes nouvelles ; le point d’entrée est moins favorable qu’il y a deux ans.
  • Concentration sectorielle : ces fonds détiennent 30 à 60 lignes seulement, et les dix premières pèsent souvent plus de 55 % de l’actif.
  • Risque de change : les fonds mondiaux sont libellés en dollars ; la performance en euros dépend aussi de l’EUR/USD.
  • Risque réputationnel et réglementaire : l’armement reste un secteur sensible, exposé à des évolutions de la réglementation ESG ou à des restrictions d’exportation.

Performance récente : que valent-ils vraiment ?

Les chiffres récents sont spectaculaires. Porté par Rheinmetall (multiplié par plus de dix depuis début 2022) et l’ensemble des armuriers européens, le segment a livré des performances à trois chiffres sur trois ans pour les fonds Europe. Sur un an à fin juin 2026, la hausse se poursuit mais ralentit, signe que le marché commence à digérer les valorisations.

Ces performances passées ne disent rien de la suite. Elles reflètent un rattrapage après des décennies de sous-investissement militaire en Europe, un rattrapage en grande partie déjà accompli côté cours. Entrer aujourd’hui, c’est parier que les budgets continueront de grimper plus vite que ce que le marché a déjà anticipé. Pour replacer ce thème dans une allocation plus large, comparez-le aux briques de fond de portefeuille via notre sélection des meilleurs ETF.

Comment acheter un ETF défense, étape par étape

  1. Prévoyez un compte-titres : c’est l’enveloppe par défaut, aucun de ces sept ETF n’étant confirmé éligible au PEA. Pour un PEA, vérifiez d’abord la mention « éligible PEA » du fonds visé auprès de votre courtier.
  2. Ouvrez ou utilisez un compte chez un courtier donnant accès à Euronext Paris, Xetra ou Borsa Italiana.
  3. Recherchez le fonds par son code ISIN, en vérifiant qu’il s’agit bien de la part UCITS et capitalisante.
  4. Passez un ordre comme pour une action, de préférence en limite plutôt qu’au marché.
  5. Limitez la ligne à une petite fraction du portefeuille : c’est un pari sectoriel après une forte hausse, pas un socle.

FAQ

Quel est le meilleur ETF défense ?

Cela dépend de la zone visée. Pour la défense mondiale, le VanEck Defense (IE000YYE6WK5, 0,55 %) est la référence par sa taille et son équilibre Europe-États-Unis. Pour la défense européenne pure, le WisdomTree Europe Defence (IE0002Y8CX98, 0,40 %) est le plus gros, et le Xtrackers Europe Defence Technologies (LU3061478973) le moins cher (0,15 %). Tous s’achètent en compte-titres.

Quel ETF défense est éligible au PEA ?

À fin juin 2026, aucun des grands ETF défense (Amundi DEFS, BNP GUARD, WisdomTree, VanEck, iShares, HANetf, Xtrackers) n’est confirmé éligible au PEA par son émetteur. Leurs indices « Europe » incluent le Royaume-Uni et la Suisse, hors UE, ce qui fait souvent passer la part d’actions UE sous le seuil des 75 %. Vérifiez la mention « éligible PEA » sur le DIC du fonds ou auprès de votre courtier ; à défaut, l’achat se fait en compte-titres.

Quel est le meilleur ETF pour les actions de défense ?

Pour une exposition mondiale aux grands de la défense (RTX, Lockheed via les aérospatiales, Thales, Leonardo, Palantir), le VanEck Defense est le plus représentatif et le plus liquide. Pour viser uniquement les armuriers européens, l’Amundi, le BNP ou le WisdomTree Europe Defence conviennent mieux.

Existe-t-il un ETF armement européen ?

Oui. Le WisdomTree Europe Defence (IE0002Y8CX98), l’Amundi Stoxx Europe Defense (LU3038520774), le BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense (LU3047998896) et le Xtrackers Europe Defence Technologies (LU3061478973) ciblent les industriels européens de l’armement et de l’aérospatiale militaire : Rheinmetall, Thales, BAE Systems, Leonardo, Saab, Safran. Aucun n’est confirmé éligible au PEA par son émetteur, leur pondération britannique les écartant du seuil des 75 % d’actions UE.

Faut-il investir dans un ETF défense en 2026 ?

Le thème profite d’un moteur solide, la hausse durable des budgets de défense en Europe, mais le rallye de 2024-2025 a déjà fortement valorisé le secteur. C’est un pari sectoriel à amplitude élevée, dépendant des budgets publics, à réserver à une petite part de portefeuille sur un horizon long, en acceptant le risque de perte en capital.

Quelle différence entre un ETF défense et un ETF aérospatiale ?

Un ETF de défense pure (Amundi, BNP, VanEck) surpondère l’armement et les systèmes militaires. Un ETF aérospatiale & défense (iShares Global Aerospace & Defence) y ajoute l’aviation civile (Boeing, GE Aerospace, Airbus), donc une dépendance au transport aérien. Le HANetf Future of Defence, lui, intègre la cybersécurité (CrowdStrike, Palo Alto) dans sa définition de la défense.

Un ETF défense verse-t-il un dividende ?

Non. Les sept ETF défense UCITS de référence sont tous capitalisants : les dividendes des sociétés sont réinvestis dans le fonds, et l’imposition n’intervient qu’à la revente. Logés en compte-titres, comme c’est le cas faute d’éligibilité PEA confirmée, les plus-values relèvent du prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux), avec option possible pour le barème progressif.

Information, et non conseil en investissement. Cet article a une vocation pédagogique et ne constitue pas une recommandation personnalisée. Un ETF sectoriel sur la défense comporte un risque élevé de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Frais, encours, codes ISIN, composition et éligibilité PEA sont indicatifs, datés de juin 2026, et peuvent évoluer : référez-vous au Document d’Informations Clés de chaque produit et, au besoin, à un conseiller agréé.

Méthodologie : sélection des ETF UCITS défense et aérospatiale les plus capitalisés et négociables en euros en Europe, données (ISIN, indice, TER, encours, composition, date de lancement) relevées sur l’agrégateur indépendant justETF et croisées avec les pages émetteurs, vérifiées en juin 2026. Éligibilité PEA appréciée au regard de la règle des 75 % d’actions de l’Espace économique européen et confirmée fonds par fonds.

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